Ce que les organisations peuvent retenir de l'incident impliquant le footballeur danois Christian Eriksen
Lorsque le footballeur danois Christian Eriksen s’est récemment effondré lors d’un match amical avec le Danemark, le monde du football a une nouvelle fois retenu son souffle. Cinq ans plus tôt, lors d'un match reporté de l'Euro 2020 contre la Finlande, le 12 juin 2021, le milieu de terrain danois avait été victime d’un arrêt cardiaque soudain sur le terrain. À cette occasion, il avait dû recevoir des soins d'urgence sur le terrain. Cette fois-ci, cependant, la situation était différente : son défibrillateur automatique implantable (DAI) s’est déclenché et l’a protégé d’un trouble du rythme cardiaque dangereux.
Heureusement, Eriksen a pu quitter le terrain par ses propres moyens peu après et a confirmé par la suite qu’il allait bien. Néanmoins, cet incident soulève une fois de plus une question importante : sommes-nous suffisamment préparés lorsqu’une personne est soudainement victime d’un arrêt cardiaque ?
Les urgences médicales surviennent toujours de manière inattendue
L'histoire d'Eriksen montre bien qu'une urgence médicale peut arriver à n'importe qui et surtout à n’importe quel moment. Sur un terrain de sport, dans un bureau, dans un magasin ou lors d'un événement.
Personne ne s'attend à ce que quelqu'un s'effondre soudainement. C'est précisément pour cette raison que la préparation est si importante. En cas d'arrêt cardiaque ou de trouble grave du rythme cardiaque, chaque seconde compte.
Dans le cas d'Eriksen, des médecins et du personnel médical étaient immédiatement disponibles. Dans la vie de tous les jours, ce sont souvent des collègues, des coéquipiers, des visiteurs ou des passants qui sont les premiers à intervenir.
Agir rapidement sauve des vies
Lors d'un arrêt cardiaque, le cœur cesse de pomper efficacement le sang dans l'organisme. Sans intervention immédiate, les chances de survie diminuent à chaque minute qui passe.
Les taux de survie sont les plus élevés lorsque les témoins procèdent immédiatement aux gestes suivants :
- Appeler les secours.
- Commencer la réanimation cardio-pulmonaire (RCP).
- Utiliser un défibrillateur automatique externe (DAE) dès qu'il est disponible.
Ensemble, ces actions constituent ce que l'on appelle la « chaîne de survie ». Plus cette chaîne est mise en œuvre rapidement, plus les chances d'issue favorable sont élevées.
L'importance d'un défibrillateur automatique externe (DAE)
Christian Eriksen est, depuis 2021, porteur d'un défibrillateur automatique implantable (DAI). Cet appareil surveille en permanence son rythme cardiaque et peut intervenir automatiquement lorsqu'une arythmie dangereuse est détectée.
Lorsqu'une personne non équipée d'un DAI est victime d'un arrêt cardiaque, sa survie dépend de la rapidité de l'intervention des secours et de la disponibilité d'un défibrillateur automatique externe (DAE). C'est pourquoi les DAE sont si importants dans les lieux publics, les clubs sportifs et les lieux de travail, entre autres.
Quelle est la différence entre un DAI et un DAE ?
À la suite de l'incident impliquant le footballeur Christian Eriksen, nombreux sont ceux qui se sont interrogés sur la différence exacte entre un DAI et un DAE.
Un DAI (défibrillateur automatique implantable) est un petit appareil implanté chirurgicalement dans le corps. Il surveille en permanence le rythme cardiaque d'une personne et peut intervenir automatiquement lorsqu'un trouble du rythme cardiaque dangereux est détecté.
Un DAE (défibrillateur automatique externe) est un appareil portable utilisé lorsqu’une personne est victime d’un arrêt cardiaque inattendu. Le DAE analyse le rythme cardiaque et guide pas à pas les témoins tout au long de la procédure d’intervention d’urgence.
Le DAI d’Eriksen l’a personnellement protégé contre une arythmie potentiellement mortelle. La plupart des gens ne bénéficient pas d’un tel niveau de protection. C’est pourquoi la présence de DAE accessibles au public dans les entreprises, les clubs sportifs et d’autres lieux reste si importante.
Souhaitez-vous en savoir plus sur les différences entre ces appareils ? Lisez notre article expliquant la différence entre un DAI et un DAE.
Votre organisation est-elle préparée ?
De nombreuses organisations accordent une grande attention à la sécurité incendie, mais se préoccupent moins souvent des urgences médicales. Or, un arrêt cardiaque peut survenir n’importe où et à n’importe quel moment.
Voici quelques questions que les organisations devraient toujours se poser :
- Y a-t-il un défibrillateur (DAE) sur place ?
- Les employés savent-ils où il se trouve ?
- Y a-t-il des secouristes formés ou des employés maîtrisant la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) ?
- Les mesures à prendre en cas d’urgence sont-elles clairement définies ?
- Le DAE fait-il l’objet de contrôles et d’un entretien régulier ?
Il ne suffit pas seulement d’avoir un DAE accroché au mur. Ce qui compte, c’est que les personnes sachent comment réagir lorsque chaque seconde compte. Et que l’appareil soit fonctionnel 24h/24 et 7j/7.
La préparation fait toute la différence
Heureusement, l’incident impliquant Christian Eriksen s’est bien terminé. Grâce à une prise en charge médicale immédiate et à son défibrillateur automatique implantable (DAI), une intervention a pu être menée sans délai.
La plupart des gens ne bénéficient pas de cette protection. C’est pourquoi une bonne préparation reste essentielle. Un défibrillateur automatique externe (DAE) en état de marche, des personnes qui savent s’en utiliser et un protocole d’intervention d’urgence clair peuvent faire toute la différence en quelques minutes.
On espère ne jamais avoir besoin d’un DAE. Mais en cas d’urgence, vous serez rassurés d’avoir été préparés.

